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Le haut débit mobile.


Introduction:

Le multimédia sur téléphone portable est aujourd’hui dans toutes les têtes.
On pense bien entendu à la vidéo, la télévision ou au "chat msn" quand on parle des accès haut débit mobiles.
En quelques années, les technologies sont passées du GSM au HSDPA en passant par le GPRS, l’UMTS ou encore l’EDGE.
A quoi correspondent ces normes ? Comment sont-elles appréhendées par les opérateurs en téléphonie ?
Et surtout, que nous réserve l’avenir de la téléphonie mobile dans ce domaine ?


Les différentes technologies:

La première norme de téléphonie numérique sans fil a vu le jour en 1990 : le Global System for Mobile communication (GSM).
Cette technologie, aussi novatrice fut-elle à ce moment-là, a rapidement été remplacée par le GPRS (General Packet Radio Service) qui proposait un meilleur débit pour l’envoi des données (43 kbits/s contre 9,6 kbits/s pour le GSM). On pourrait comparer les échanges de données GSM au bon vieux modem téléphonique 56k pour une ligne fixe.

- La norme EDGE:
La norme EDGE correspond à la norme 2,75G et propose un débit de 238 kbits/s selon le modèle.
Il est en quelque sorte au mobile ce que les accès internet RNIS (numeris) étaient à nos lignes téléphonique. L’avantage du EDGE est qu’il ne nécessite pas un renouvellement complet des équipements réseaux. Cela permet donc un déploiement rapide et une couverture étendue sur tout le territoire.

- L'UMTS: le début du haut débit mobile:
Sa première version date de l’année 2004.
La norme UMTS, plus communément appelée 3G fut une vraie révolution.
Elle propose un débit réel de 384 kbits/s, soit 8 fois plus rapide que le GPRS !
Il est important de préciser que ce débit sera différent selon le lieu d’utilisation et la qualité de réception. S’il est de 384 kbits/s en zone urbaine, en zone rurale (rare) il n’excédera pas les 144 kbits/s. Malgré ses réelles capacités, la 3G n’a jusqu’à présent pas eu l’impact escompté sur le public, à cause notamment des prix excessifs du service et des téléphones compatibles. En quelque sorte, la 3G n’a pas réussi le coup de maître que l’ADSL a fait sur les accès internet sur ligne téléphonique fixe.

- Le HSDPA: l’ADSL+ du mobile:
Le High Speed Downlink Packet Access (HSPDA) est développé depuis 2006 et s’installe peu à peu sur certains téléphones ou carte d’accès pour ordinateur portable.
Cette norme est la plus performante avec un débit qui varie entre 1,8 Mbits/s et 14,4 Mbits/s selon les versions (existantes et à venir).
Elle fonctionne sur le même réseau que l’UMTS puisque c’est en fait une évolution logicielle de cette dernière.
Elle ne nécessite donc pas de renouvellement de structures un peu à la façon de ce qui a pu être fait entre le GPRS et l’EDGE.
En France, le HSDPA est souvent désigné sous le sigle 3G+.


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Opérateurs et utilisateurs au coeur du sujet:

La stratégie des opérateurs en téléphonie:
Les dernières normes de téléphonie mobile sont coûteuses pour les opérateurs, surtout la 3G qui nécessite un investissement phénoménal : 100 millions d’euros pour la licence accordée par l’état et 8 milliards pour la création d’infrastructures.
Ce coût se répercute ensuite sur les prix des abonnements. Pour faire face à cet inconvénient majeur, chaque opérateur y va de sa stratégie.
Bouygues Telecom a décidé de ne pas se lancer dans l’aventure 3G et a basé son service iMode sur la technologie EDGE, laissant donc de côté la visiophonie, seulement accessible par la 3G (UMTS) ou 3G+ (HSDPA).
L’opérateur assure une couverture d’environ 91% de la population en EDGE. On sait d’ores et déjà que Bouygues Telecom passera directement à la technologie HSDPA sans passer par la 3G.
SFR et Orange ont tous deux opté pour l’UMTS et l’EDGE.
Toutefois, SFR a décidé de donner la priorité à la 3G, se montrant très timide vis-à-vis de la norme EDGE en la réservant aux professionnels. Orange quant à lui se sert des deux technologies de façon complémentaire. Au niveau de la couverture réseau UMTS, les deux opérateurs sont au coude à coude avec 65% pour SFR et 60 % pour Orange.

Quant au HSDPA, il est devenu une priorité pour l’opérateur historique (ce qui n’est pas le cas de son concurrent SFR) qui a donc déployé son réseau et commence à proposer des offres « très haut débit ».


Quelle technologie pour quel usage?
Avec toutes ces nouvelles normes, il est normal que le consommateur s’y perde.
Tout d’abord, il faut savoir que la principale différence entre ses normes se situe au niveau du débit.
De là découle des indisponibiilités sur certains type de services pour cause de débit trop faible.
Par exemple, la norme EDGE permet l’écoute de musique en "streaming", le téléchargement ou l’envoi de vidéos mais ne sait pas contrairement à la 3G et la 3G+ traiter les flux vidéos. Télévision mobile et visiophonie restent donc l’apanage des deux dernières.

Pour choisir une norme pour son mobile, il faut prendre en considération, en plus de l’usage supposé, les éléments géographiques et financiers. En effet, les couvertures réseau et les prix des téléphones sont encore bien différents selon les technologies. Dans ces domaines, l’EDGE est largement avantagé, car moins coûteux et surtout il propose une couverture plus homogène de la population française bien que tout ce soit pas rose comme nous l’avons signalé auparavant.


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Les normes de demain:

- La 3G améliorée:
Le HSUPA (High Speed Uplink Packet Access) est un protocole de téléphonie mobile de même type que le HSDPA.
Cette norme est présentée comme l’héritière de ce dernier, présentant le même flux descendant (14 Mbits/s en débit théorique) mais proposant un plus grand intérêt pour le débit montant qui s’élève à 5,8 Mbits/s !

- La 4ème génération en route:
La 4G se bâtira probablement autour de la norme WiMAX, qui comme les autres est une connexion haut débit par voie hertzienne.
Toutefois, elle propose un débit beaucoup plus important que les précédentes avec un taux de 10 Mbits/s sur un rayon de 10 Km autour d’une borne adaptée. Encore faut-il que les infrastructures soient installées de façon homogène.
Seul l’avenir nous dira si cette future norme posera moins de problèmes que les précédentes.


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Pour conclure:

Les normes de téléphonie mobiles se suivent et ne se ressemblent pas, permettant à l’utilisateur de bénéficier de nouvelles fonctionnalités toujours plus innovantes. Seulement, une ombre persiste au tableau.
En effet, on remarque que le grand public n’est pas très enthousiasmé par ces technologies.

Les différents opérateurs se sont démenés dans diverses campagnes de communication afin de promouvoir l’utilisation du haut débit mobile, mais sans réel succès jusqu’à présent. Le seul public habitué à ces usages est clairement celui des professionnels.
Alors en attendant la vraie démocratisation de ces services, les normes auront sûrement encore fait un bon en avant.



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